VEGA PATRIMOINE : UN DÉBUT D'ANNÉE EN TROMBE

Paris, France, 20 mai 2019

Les fonds patrimoniaux qui ont eu l’audace de rester pleinement investis après la correction brutale des marchés au T4 2018 ont l’occasion de se distinguer en 2019. C’est notamment le cas de VEGA Patrimoine, qui affiche une performance de 11,56% sur les 4 premiers mois de l’année, supérieure de 2,84 points à celle de son indice de référence. Le fonds, qui fêtera bientôt ces 40 ans, se rapproche ainsi de son point haut historique, atteint en novembre 2017.

Poche actions : des choix géographiques et sectoriels payants

Dans un environnement de marché porteur, caractérisé par un renchérissement généralisé desa classes d’actifs, les poches investies en actions et en produits de taux ont toutes deux contribué à la bonne tenue du fonds. La première, surpondérée en début de période, a notamment bénéficié d’expositions géographiques et sectorielles favorables. Ainsi, la forte concentration des investissements sur la France (90% de la poche actions) a été particulièrement profitable, alors que la diversification géographique reste marginale (de 10% à 15%), s’opérant principalement sur les Pays-Bas, l’Allemagne et Suisse. La performance a également été soutenue par la préférence donnée aux secteurs cycliques (industrie et services, technologie) au dépend des secteurs défensifs.

Sélection de valeurs : renforcement de l’automobile et allègement des banques

Poursuivant une gestion active de style croissance caractéristique de VEGA IM, sans pour autant totalement ignorer les opportunités répondant à l’analyse value, le fonds a fait évoluer son portefeuille de titres au cours de la période. Les principaux achats ont ciblé l’opérateur espagnol d'infrastructures de télécommunications sans fil Cellnex (renforcement dans le cadre d’une augmentation de capital), la société d’informatique suisse intervenant dans la digitalisation des banques Temenos (repositionnement plus marqué), le constructeur automobile français Peugeot (intégration en portefeuille sur fond de rumeurs de fusion avec Fiat), le groupe de cosmétique L’Oréal (renforcement de cette valeur de croissance offrant une bonne visibilité) ou encore la société de stockage et de distribution de pétrole Rubis (intégrée suite au rachat de KenolKobil lui ayant permis de s’établir sur un marché kenyan en forte croissance ). Deux valeurs danoises, DSV et Christian Hansen, ont également fait leur entrée en portefeuille. À l’inverse, le groupe d’optique EssilorLuxottica a été allégé suite à l’apparition de problèmes de gouvernance post fusion et la pondération du secteur bancaire a été ramenée de surpondérer à neutre après la cession des titres Société Générale et l’allègement de BNP Paribas. Cette décision est intervenue alors que l’hypothèse d’une remontée des taux d’intérêts de nature à soutenir l’activité des banques a été invalidée par le changement de ton des banques centrales et le passage du Bund en territoire négatif. Dans ce secteur, Crédit Agricole reste la valeur privilégiée en raison d’un modèle d’affaires moins dépendant des taux d’intérêts et d’un niveau de fonds propres plus en adéquation avec les exigences de Bâle 4.

Poche taux : hausse de la sensibilité et allongement des échéances

Dans un contexte de baisse des taux d’intérêts et de resserrement des spreads de crédit, la poche obligataire a également tiré son épingle du jeu. La décision de rester pleinement investi en obligations au dépend du monétaire, fondée sur l’idée que le marché avait cédé à la panique en fin d’année dernière, s’est révélée payante. De même que celle d’accroître progressivement la sensibilité du portefeuille au taux d’intérêt (5,3 à fin avril) en réponse au pessimisme affiché par les banques centrales laissant présager de leurs interventions en cas de dégradation des perspectives économiques. Dans cette optique, des obligations à échéance relativement longues ont été intégrées en portefeuille, principalement émises par des institutions financières et des entreprises de services aux collectivités (utilities), dont les activités nécessitent naturellement des financements à long terme. Avec l’objectif de concilier perspectives de gains et sécurité, le fonds privilégie parmi les émetteurs bancaires les établissements de nature systémique issus des pays périphériques tels que BBVA et Santander en Espagne ou Unicredit et Intesa Sanpaolo en Italie. Les pays périphériques de la zone euro (Italie, Espagne et Portugal) s’octroient également une place importante dans les investissements en obligations souveraines (7% de l’actif), celles-ci ayant été réintroduites en portefeuille depuis un an et demi environ. Par ailleurs, la poche taux comporte des obligations perpétuelles (12%), des obligations subordonnées à échéance longue intégrant des options de rachat à la main de l’émetteur (4%) et des obligations convertibles contingentes (5%). La part des obligations à haut rendement et celle des titres à taux variables restent marginales. C’est également le cas des obligations convertibles, qui peuvent notamment être utilisées dans l’idée d’établir une position sur une valeur avec un niveau risque inférieur à celui des actions. À fin avril, suite aux cessions des titres Korian, Adidas et Cellnex, le portefeuille ne détenait plus qu’une émission convertible, réalisée par Air France.

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