Focus sur les fonds VEGA Millennials & VEGA Disruption

Paris, France, 5 décembre 2019

Occasion manquée pour la Value

Malgré un contexte à priori favorable avec un début d’amélioration des nouvelles macroéconomiques, des taux longs en hausse et une valorisation historiquement attractive en relatif, la rotation en faveur de la Value semble déjà marquer le pas. En effet, depuis début novembre, les valeurs de croissance rejoignent progressivement leurs plus hauts en termes de performances relatives (MSCI Europe Growth : +28,4% contre +12,7% pour le MSCI Europe Value). Plusieurs raisons peuvent selon nous être avancées :

1/ Depuis quelques semaines, le newsflow macroéconomiques s’améliore et indique une stabilisation du cycle industriel. Il s’agit essentiellement, pour le moment, d’un arrêt de la dégradation, en particulier en Europe mais qui constitue clairement une bonne nouvelle, permettant d’écarter notamment les scénarios les plus pessimistes. Néanmoins, il est encore trop tôt pour tabler sur un rebond et une accélération franche du cycle. En effet, le monde étant aujourd’hui au quasi plein emploi, le scénario le plus probable reste celui d’une croissance proche de son potentiel, pas au-delà.

2/ Les résultats du troisième trimestre ont été satisfaisants dans l’ensemble avec une majorité de surprises positives. Cependant, il faut tenir compte du mouvement de révision en baisse des attentes du consensus des analystes. Ce troisième trimestre laisse à penser que le pic des profits a probablement été atteint avec un repli des BPA de l’ordre de 4% en Europe (indice Stoxx 600), par rapport au trimestre précédent. Par ailleurs, les attentes pour 2020 n’ont pour le moment pas été ajustées (+9% d’après le consensus IBES), et semblent ambitieuses compte tenu des perspectives macroéconomiques. Ainsi, la croissance des résultats devrait rester rare, soutenant la prime pour la qualité et la visibilité.

3/ Enfin, la hausse des taux longs reflète le retour d’un relatif optimisme sur le cycle économique. Mais pour permettre une surperformance durable des thématiques value, la hausse des taux longs devra s’avérer plus prononcée pour permettre aux marchés d’envisager une sortie du régime de taux bas en vigueur, et avec elle une amélioration des perspectives de croissance potentielle.

Par Benoit Peloille, Stratégiste-Gérant

Focus sur le fonds VEGA Millennials

Basile Devedjian, Gérant - Analyste / Benoit Peloille, Stratégiste - Gérant

Dans notre portefeuille

Ce week-end c'était Thanksgiving aux Etats-Unis : 46 millions de dindes ont été consommées par 290 millions d'américains, soit un peu près de 450g viande par personne (en excluant les os et la carcasse). Le marché de la viande est en plein changement, aux Etats-Unis et dans le reste du monde. Aujourd’hui, nous sommes environ 7,7 milliards de personnes qui consomment en moyenne 40 kg (tout compris) de viande par an. Avec de grandes disparités, les américains mangent près de 100kg de viande par an et les indiens moins de 5kg. En France, nous consommons environ 85kg par an par habitant. Si la consommation de viande par habitant baisse dans notre pays, ce n'est pas le cas ailleurs, particulièrement dans les pays les plus peuplés. La consommation de viande est totalement corrélée au niveau de vie. La Chine a ainsi vu passer sa consommation de viande de 20 kg en 1990 à 60kg aujourd'hui. Ainsi, en 2030, nous serons sans doute 8,5 milliards de personnes consommant plus de 50kg par an par habitant, soit environ 40% d’augmentation.

Il y a de moins de moins de terres arables et une augmentation continue de la consommation de viande est de moins en moins soutenable. Les alternatives en termes de protéine se développent.

Beyond Meat qui fait des steaks hachés à partir de végétaux s’est introduit en Bourse en mai dernier à 25$. Le titre a connu un fort engouement, multipliant son prix par 8 en 3 mois (à 230$) et a depuis reperdu 65% pour s’établir à 80$. Si le marché potentiel semble gigantesque, la société est encore jeune et se traite à 10 fois les ventes et 230 fois les profits sur des projections 2020 optimistes.

Nous avons préféré le titre Mowi, le numéro 1 mondial de l’aquaculture (saumon d’élevage). Le poisson est le premier substitut de protéine animale et la pêche en eaux libres stagne en-dessous de 100 millions de tonnes par an depuis le milieu des années 80.

Un saumon d’élevage consomme moins de nourriture au kilo (huit fois moins qu’une vache, trois fois moins qu’un poulet), dégage moins de CO2 par kg (10 fois moins qu’une vache et autant qu’un poulet) et paradoxalement utilise moins d’eau (huit fois moins qu’une vache et deux fois moins qu’un poulet). L’industrie du saumon est régulée sur le modèle norvégien (le premier producteur au monde) avec une croissance des fermes et de la biomasse limitée ce qui est une barrière à l’entrée forte (les saumons ne peuvent pas vivre partout). Mowi se traite à 16,5 fois les bénéfices 2020 et donne à ses actionnaires 5% de dividende. A fin novembre, Mowi est notre onzième position sur 26 en portefeuille.

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Focus sur le fonds VEGA Disruption

Olivier David, Gérant - Analyste / Benoit Peloille, Stratégiste - Gérant

Dans notre portefeuille

Sur la semaine, la poche actions du fonds s’est bien comportée.

Nos positions en Delivery Hero, Worldline, Adyen, Cellnex Telecom ont bien performé.

Nous avons par ailleurs initié une position en Avast Plc dans la sécurité informatique.

Le groupe a construit son modèle sur une offre de cybersécurité sous la forme de « freeware » (logiciels gratuits). Il dispose d’une base de 430 millions d’utilisateurs dont 12,5 millions sont clients ce qui le positionne en numéro trois du secteur derrière les deux américains, Symantec et McAfee.

Le taux de conversion de ses utilisateurs en clients, relativement faible, offre selon nous un potentiel important de croissance de cette base d’abonnés dans les années à venir (cf. modèle Spotify…).

Le business modèle du groupe correspond bien à nos critères d’investissements :

- une forte visibilité avec une progression du chiffre d’affaires de 9% en moyenne sur les quatre prochaines années portée par un taux de conversion en progression chaque année :

-une rentabilité élevée avec une marge d’EBIT à 50%

-un groupe innovant avec le lancement d’offres complémentaires (VPN, Anti-tracker..) au service d’antivirus (alimenté par des dépenses de R&D proche des 15% du CA),

-une forte génération de cash (FCF Yield : 7.2%).

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